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Millau 2010 : Adieu Millau, nous nous sommes tant aimés...

Deux mois et demi après la Badwater, je me dis qu'un petit passage 100% plaisir aux 100km de Millau serait sympathique, histoire de retrouver ce parcours et tous les copains. Quelques columérins qui avaient gouté l'Ultra en venant partager mes sorties longues pré-Badwater se lancent dans le grand bain à cette occasion et j'ai très envie de les voir en action, histoire de capter leur émotion sur ce mythe.
Je ne m'en suis jamais caché, j'ai un attachement particulier à Millau. J'y suis allé enfant pour suivre mon père en vélo puis en 1986, j'avais 18 ans, je l'ai fait pour la première fois. Cette année 2010 sera mon dixième passage et je l'espère, ma neuvième arrivée..

 Millau reste lié à beaucoup de choses chez moi, une certaine conception de la vie, d'une douce utopie. Cette course est en totale liance avec les année post-soixante-huitardes, les décennies 70 et 80. L'époque où l'humain revient au centre des préoccupations de la société. Tout semble rouler, les financiers ne font pas tourner le monde (à l'envers), la société se bouleverse en se façonnant plus juste, la pilule libère l'amour, les lignes bougent dans le monde du travail, la course sort des stades... C'est du moins l'image surement idéalisée que j'ai de tout cela. Et puis Fugain met le big bazar, Nino Ferrer fait aimer le Sud, Morrison laisse filer les passagers de l'orage dans une oeuvre posthume et sublime.
Millau dans mon idée a survécu à ce qui suivit cette liesse et ce foisonnement d'idées, perpétuant une forme de communion, de fraternité et d'humanisme que j'ai fini par chérir. Ca console un temps de la course qui s'anime jusque dans les bureaux, des ouvriers privés de travail par des nantis plein de morve qui les jugent non rentables et ça me fait penser que non décidément, la France ne peut pas devenir ce pays qui renverrait sous des caméras obscènes des errants qui ne sont plus les bienvenus au pays des droits de l'Homme.

Alors oui, au sortir du rêve partagé sur la Badwater, j'ai voulu aller me ressourcer, reprendre de mon énergie vitale à Millau. Préparation minimale après avoir récupéré de la chaleur californienne, quelques sorties longues de moins de 2h30, du gaz remis pour me faire plaisir et retrouver des sensations. Bref, j'annonce -car telle est mon intention- que je vais courir sans montre, à la sensation pour me faire plaisir. Je pense alors que de toutes façons ce sera toujours plus facile que la Badwater.
Je pars là bas avec des potes la veille de la course, la famille viendra me voir le lendemain et mon ami Jean-Pierre, un des pacers de la Badwater, sera sur le vélo. Que demander de plus ? Rien. Mais les choses tournent moins rond à l'approche de ce samedi. J'ai une énorme crève depuis le lundi. Je n'y ai prêté que peu d'attention pensant que ce serait l'affaire de 2-3 jours avec un traitement en homéopathie et autres huiles essentielles. Mais la veille de la course, à Millau même, à l'heure de boire une bière et parler avec tous mes potes, je suis aphone, incapable de sortir le moindre mot, le moindre son. Je me sens un peu fiévreux par moments et les bronches commencent à bruler.

Samedi au lever, la voix est revenue, plus rauque que jamais mais je feins d'y croire. Avant la course, je retrouve moult visages connus. Je papote et finis par oublier cette forme bien entamée. L'hommage aux Bernard, Vidal et Gaudin, nous touchent beaucoup mais la liesse du départ est comme toujours euphorisante et tellemeny humaine...
Après Aguessac, je retrouve Jean-Pierre et lui confie ma montre. Je tourne régulièrement et en profite pour discuter avec quelques copains de fortune. Pourtant après une quinzaine de kilomètres, je sens les jambes paresseuses. Les paysages sont beaux, la fête est là. Je la vois mais n'y suis pas. Ma tête est ailleurs. J'ai gouté autre chose depuis mon dernier passage en 2006. D'autres choses, d'autres saveurs, d'autres distances, d'autres vitesses. Là je ne suis plus confortable, plus à ma place. Mais comme j'aime toujours autant courir, je cours. Je cours comme j'aurais pu le faire hors de ce 100 bornes. Là, j'ai compris que je rêve d'autre chose et que ce dont je rêve, ce n'est plus à Millau que je le trouverai. Je comprends pleinement qu'une page se tourne aujourd'hui. Alors j'en profite pour être spectateur. Spectateur du bonheur des autres, de leurs efforts. De toutes façons, j'ai très chaud, la tête me brule et je n'ai ni envie de manger ni envie de boire ce qui d'ordinaire est mon point fort. Je suis d'un coup sans illusion, j'ai fait 30km, je me sens hors de forme, hors du coup et même si j'ai l'intention de finir ce 100km, je sais que cela va être long et difficile si j'entends maintenir cette vitesse. Au km35, les difficultés à manger provoquent une panne sèche. Je mange en marchant. J'ai connu meilleur jour ici même... Peu avant Millau, j'aperçois mes parents qui rentrent de vacances et sont passés dire bonjour.

Je passe au marathon en 3h34 et je file vers la deuxième partie, celle que je préfère. Je suis toujours en totale méforme et je vais trainer ainsi jusqu'à la sortie de Saint-Georges, km53.
Et puis comme c'est souvent le cas sur ce format de course, tout repart pendant des heures. Je me dis alors -et aujourd'hui encore- que courir 100km est facile. Les courir vite, c'est autre chose et là, j'en suis incapable. Incapable de me motiver, de mobiliser mes forces, mon énergie sur ce but, aller vite. Pour dire vrai, je m'en moque et je vais alors en profiter pour encourager ceux que je croise sur la route. Nombreux sont ceux qui m'encouragent, des dizaines et des dizaines : Salut Vincent, Hé Toumazou, Allez Badwater! Je m'arrête même auprès de certains. Parfois, il en est qui me parlent de notre épopée dans la Vallée de la Mort. D'autres me remercient pour mes écrits sur Millau. J'en ai presque la gorge serrée. Je sais alors que si je ne retrouve plus le Millau que j'ai aimé, d'autres ont trouvé le leur et je m'en réjouis. La relève est assurée.

Au sommet de Tiergues, le vent du Nord nous glacent. La dernière fois que je suis passé en course dans le coin en aout 2009, Jean-Pierre était aussi près de moi. J'avais coupé le parcours de Millau au sommet de Tiergues lors de la Mini Mil Kil, 200km entre Rodez et Sète. Ce jour là, il faisait plus de 40°C, j'étais en tête, facile, je ne rêvais encore que de Badwater. Là, le mal aux jambes qui apparaît dès que j'accélère me dissuade de me forcer. Alors je profite de la communion avec les autres. En repartant vers Millau, j'ai croisé les columérins Olivier, Carlos, Patrick. Je sais qu'ils vont aller au bout de leur rêve et je suis fou de joie pour eux. Je croise aussi Jean-Yves, Domnac, Philippe, Florent, Chantal... Bref, je me régale. En arrivant sur le bas de Saint-Rome, je retrouve Nathalie et Cécile, accompagnées d'une amie, Régine. Nouvel arrêt pour discuter, je ne les compte plus ces stops. L'envie n'y est plus, le chrono tourne mais pas autour de mon bras, alors...

On repart pour les 18 derniers kilomètres. Je suis super content de la journée avec Jean-Pierre. Et puis comme trop souvent à Millau, tout s'arrête pour moi avant Saint-Georges. Depuis les années où j'avais fait moins de 9 heures et où vraiment j'avais lutté sur ce passage, je n'ai jamais plus pu m'en dépêtrer. Là, je suis au bout, sans lutter. Sans faim, ni soif, je fais même une chute de tension et de sucre. Je dois marcher dans la descente sous le viaduc. Quel exploit, je dois être un des seuls dans ce cas !...
Je passe la ligne sans émotion en 10h04. J'ai compris que c'était sans aucun doute la dernière fois. Je me réjouis alors de passer un moment avec famille et amis.

Retour en 2012...
J'ai finalement changé d'avis sur Millau. Avant de partir en Belgique, j'ai décidé d'y retourner en septembre 2012. J'ai couru en 9h19, mon troisième chrono là-bas à ce jour en 11 participations. Une course faite de plaisir avec mon père et Jean-Pierre sur le vélo, même si je n'ai jamais pu accélerer dans la deuxième partie courue dans des conditions dantesques...

Pour être franc, je ne me suis pas retrouvé dans ce Millau 2010. Tout change, c'est normal. Mais j'ai été très peiné par la polémique sur l'opération « meneurs d'allure » dont j'avais d'ailleurs été membre en 2006. Cette guéguerre est indigne de Millau. Indigne de celles et ceux qui ont bâti cela. Indigne de ce patrimoine dont tout le monde veut finalement se réclamer.
Cette année 2010 marquait un changement d'équipe responsable. L'OPA lancée en 2005 par le précédent porteur du projet -par ailleurs vainqueur de la course, excellent coureur et vulgarisateur d'un Ultra ouvert et accessible- s'est accompagnée d'un dépôt de la marque « meneurs d'allure 100 kilomètres » à l'INPI dès 2007 et d'un affichage que d'autres multi vainqueurs n'auraient osé imaginer. Internet propage les idées, le fond y est mais la forme... A ce stade, des choses me dépassent. J'ai la tête qui tourne et les yeux embués. Nous sommes à des années lumière de l'esprit pionnier ou Spiridon qui prévalait au lancement de Millau. Cet esprit que je croyais toujours vivace.
Millau pour moi était le royaume de l'amateurisme dans toutes les intonations et la noblesse du terme. Des suiveurs sur de vieux clous, des coureurs aux tenues approximatives, aux objectifs trop flous voire fous, des envies sans calcul, tel était le Millau que j'avais encore en tête me disant que cet esprit perdurait. Je ne l'y trouve presque plus. D'autres maintenant se passionnent pour cette superbe épreuve, la déclinent à leur façon, s'en approprient ce qui leur paraît le plus remarquable. C'est normal, 100 fois, 1000 fois normal. Pourtant, je ne m'y retrouve plus. Alors oui, je suis nostalgique de cet esprit pionnier, frondeur de l'époque du Larzac. Millau pour moi, c'était les Renault 16, les Peugeot 404, les cheveux mal coupés, les barbes pas taillées, les pantalons pattes d'eph, les cols pointus. Millau c'était le royaume des boissons incertaines, des essais de dernière minute. Millau, c'était des photos N & B. L'esprit chevaleresque de Lemeaux, Gennari et consorts qui partaient dans les années 70 sabre au clair à l'allure d'un marathon. C'était les questions qu'on en se posait pas, les entrainements pas calibrés. J'avais 10 ans, 12 ans et j'ai cru que Millau serait toujours « mon » Millau, celui là même qui me faisait rêver.
Alors oui, les platanes millavois m'évoquent toujours ce temps révolu. Ils sont toujours là et le seront encore dans dix, vingt, trente ans. Les villages perchés sont toujours aussi beaux. La météo est toujours aussi capricieuse. Mais c'est à toi maintenant qui me lis d'aimer « ton » Millau, de t'y faire ta propre histoire, de la transmettre pour que perdure cette magie.

Cette magie n'opère plus en moi. Bernard Vidal n'est plus. On ne verra plus son oeil pétillant et sa moustache bonhomme sur le site de la course. Bernard Gaudin, sublime conquérant sur l'édition 81 est parti lui aussi. Toute ma vie je me souviendrai ce soir gris et pluvieux. Je suivais mon père, tous pétris de froid, et peu avant St-Georges nous avions croisé ce jeune barbu qui montait en éclair la dernière grosse bosse du parcours. Superbe sous l'orage... Il faisait presque nuit -le départ alors était à 13 heures- et pour moi, ce gars là était immortel. Comme la photo où on le voit porté en triomphe par son suiveur à l'arrivée, située à la piscine de la ville à l'époque. Immortel non... Tout comme les proches d'alors, tous mes héros, les Gutcluck, Doirot... C'est inexorable mais pourtant « mon » Millau ne doit pas devenir une suite d'hommages posthumes. Je préfère laisser vivre en moi ces souvenirs vivaces, brillants, bouillonnants de vie, lumineux.

Ne me manquera que la discrète présence de Serge Cottereau posté chaque année sur le parcours. Il aura tant fait pour populariser cette discipline il y a presque 40 ans. Pour que chacun s'en fasse une fête, un moyen de s'enthousiasmer, de partager pour se réaliser en tant qu'Homme. Me manquera surtout de croiser les copains, les inconnus, toutes ces vies, tous ces visages entre St-Affrique et Millau. Cette communion autour d'une chose, une épreuve que nous vivons tous et chacun à sa manière.

Je ne sais faire aujourd'hui le deuil de tout cela. Mes espoirs d'aller vite, très vite ne serait ce qu'une fois, sur ce toboggan ont filé. Le cours de la vie se fiche des souvenirs et des images d'un gamin. Si je savais l'accepter, je viendrai courir Millau, un autre Millau.
Les larmes du jeune vainqueur 2010 me laisse penser que plein de Millau s'enracinent dans les coeurs et les esprits de nouveaux passionnés. Millau est en de bonnes mains, entre vos mains, prenez en soin.
Adieu Millau, nous nous sommes tant aimés...

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Aulnat 2007 : Parenthèse enchantée en Circadie

Le dimanche 23 septembre 2007, je foulais avec mon comparse Sylvain la plage du Cap Ferret à l'issue d'une magnifique nuit d'échappée belle au travers de « mes » forêts. Encore la tête dans ces étoiles, j'écrivais quelques deux soirs plus tard :
«  On raconte parfois qu'il y a trois personnes en nous. Celle que l'on voudrait être, celle que l'on croit être et celle que l'on est vraiment. Je me fiche de la dernière. Je peux à cet instant me regarder en face, dans mon miroir intérieur. L'eau du miroir est redevenue claire. Je suis apaisé. Celui que je rêve d'être et celui que je crois être ne renvoient qu'un reflet. Laissez moi encore rêver...(.) Subsiste surtout au fond de moi une envie d'aller voir plus loin. Courir plus longtemps pour ouvrir d'autres portes en découvrir en moi d'autres espaces. Le corps est une machine extraordinaire, détentrice de ressources incroyables, capable de choses que l'on pensait infaisables. Le corps peut tout cela. Mais il faut aussi avoir la sagesse d'écouter ce corps, trouver son équilibre, se mettre en harmonie. Vastes programmes, belles perspectives. » Lire la suite...

24 heures de Lombez 2008 : Toto ? Il court derrière l'église

Dimanche 28 septembre 2008, 10 heures. Partout en France, des coureurs d'ultra devenus boiteux rentrent d'un pèlerinage aux 100 kilomètres de Millau. En fidèle de cette épreuve, je devrais en être. Mais non.

Face à la halle et la cathédrale de Lombez, la place aux briques rouges éclate dans le soleil de l'automne. Michel, l'organisateur d'une épreuve de 24 heures superbe d'humanité, éclate en sanglots dans mes bras. Je ne vaux pas mieux. La fatigue sans doute. C'est sûr, même. Les émotions aussi. Peut être... Sûrement en fait. Mais je suis fort alors je ne peux pas avouer que ma gorge se tord, m'étrangle. Pensez donc, je viens de remporter mon premier ultra. C'est sûr je suis fort. Hé, j'vais pas fondre en larmes, me mettre en poudre. Pas là, pas maintenant. J'attends ces secondes de légèreté depuis des siècles, des bornes, depuis des nuits de rêves, de cauchemars d'échecs aussi parfois. Lire la suite...

Actualités

2018, Ambassadeur Topo Athletic

100kmPia2017 toumazouJe suis depuis mars 2018 ambassadeur de la marque Topo Athletic qui fabrique d'excellentes chaussures de running à "drop réduit", 0 à 6mm.
J'avais testé la Fly Lite avec succès et surtout beaucoup de plaisir lors des 100km de Pia en novembre.
J'ai donc récemment reçu une première dotation avec  la version 2 de cette chaussure Fly Lite que j'aime beaucoup avec son drop de 3mm. Je ne manquerai pas de la tester intensivment très bientôt et de vous faire un retour d'expérience comme on dit dans le spatial.

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Les 100km de Pia pour mes 50 ans

100km Pia 2017Comment célébrer "dignement" un anniversaire des 50 ans qui vous travaille?
En courant un 100km, ceux du Spiridon Catalan en l'occurrence. Simple, non?
C'est donc ce que j'ai fait le samedi 4 novembre 2017. Au programme de ce jour, une température agréable, des organisateurs au petit soin, des copains retrouvés et croisés 20 fois sur cet aller-retour à courir 10 fois.

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It's been so long...

ToumazouEntorse smallVoilà bien logntemps que le site n'a pas été mis à jour. La faute à la vie en général et des priorités mises sur bien d'autres choses du quotidien.
Depuis que je travaille à Bruxelles, j'ai evidemment moins de place pour la course : peu d'espace pour courir, peu de temps, plus de fatigue et donc moins d'envie. Moins de disponibilité aussi pour écrire et mettre à jour le site. Une famille en expatriation demande pas mal de disponibilité et d'énergie.

J'ai bein fait quelques courses mais sans possibilité de performances. Et quand c'était l'objectif, il n'était pas atteint. J'ai aussi fait de bonnes conneries, comme ce trail de 76km peu technique où je me suis tordu la cheville au départ mais que j'ai couru néanmoins durant 7 heures ce qui m'a valu le résultat de la photo.

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Qui suis-je ?

Vincent Toumazou

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guillemet-openLa terre, c'est le Paradis, le seul que nous ne connaîtrons jamais. Nous le comprendrons le jour où nos yeux s'ouvriront. Inutile d'en faire un Paradis, c'est le Paradis. Nous n'avons qu'à nous rendre dignes de l'habiter. L'homme nanti d'un fusil, l'homme qui a le meurtre dans le coeur est incapable de reconnaître le Paradis même si on le lui montre."
Henry Miller, Le cauchemar climatisé

Lexique

courir : v. i., se déplacer en agitant les jambes ou les pattes comme pour marcher mais à vitesse plus élevée.

simplement : adv., de façon simple, facile à comprendre.

plaisir : n. m., sensation, émotion, agréable de satisfaction.

envie : n. f., besoin qu'on a le désir de satisfaire.

bien-être : n. m., sentiment de bonheur, d'aisance spirituelle.