24 heures de Lombez 2008 : Toto ? Il court derrière l'église
Dimanche 28 septembre 2008, 10 heures. Partout en France, des coureurs d'ultra devenus boiteux rentrent d'un pèlerinage aux 100 kilomètres de Millau. En fidèle de cette épreuve, je devrais en être. Mais non.
Face à la halle et la cathédrale de Lombez, la place aux briques rouges éclate dans le soleil de l'automne. Michel, l'organisateur d'une épreuve de 24 heures superbe d'humanité, éclate en sanglots dans mes bras. Je ne vaux pas mieux. La fatigue sans doute. C'est sûr, même. Les émotions aussi. Peut être... Sûrement en fait. Mais je suis fort alors je ne peux pas avouer que ma gorge se tord, m'étrangle. Pensez donc, je viens de remporter mon premier ultra. C'est sûr je suis fort. Hé, j'vais pas fondre en larmes, me mettre en poudre. Pas là, pas maintenant. J'attends ces secondes de légèreté depuis des siècles, des bornes, depuis des nuits de rêves, de cauchemars d'échecs aussi parfois.
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Colomiers 2024, 200 kilomètres en 24 heures
En franchissant la barre symbolique des 200km lors des 24 heures de Capitany, j’ai ressenti un sentiment de plénitude et d’accomplissement m’envahir. Cela faisait 12 ans que je n’avais pas réalisé cela et j’avais même pensé ne plus en être jamais capable. Pensez, à 56 ans, cette perspective devenait inaccessible…
Mais voilà, après avoir longuement et méticuleusement couché sur le papier d’un livre ce que la course offre de merveilleux, j’ai pu l’appliquer scrupuleusement à ma préparation et à cette course. La préparation sur 3 mois est restée raisonnable, compatible des autres versants de mon quotidien. Tout au plus ai-je été attentif aux étirements et au renforcement. Plus la course approchait et plus l’envie de courir se faisait présente, voire pressante.
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100km de Saint-Estève 2005 en ... tranches de vie
La fin de l'année approche, une année curieuse, dense, riche, contrastée, parfois éprouvante et qui semble presque faire plus de quatre saisons et compter plus de nuits que de jours. Mais finalement, je veux penser que des journées inondées de soleil assurent un sentiment qui tanguent vers l'optimisme au gré de la pleine mer des « 340km et Fanette », des vagues familiales et des courants professionnels.
Bref, une année qui compte et qui symbolise plus qu'elle ne matérialise une étape dans ma vie de coureur. C'est ma trentième saison et malgré mon envie, j'ai du renoncer à Millau, mon repaire d'écorché courant, mon repère de coureur liquidateur d'angoisses.
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