Cannonball 2007, Rock'n Roll is not dead !
Le récit joyeux d'une folle épopée nocturne de 125km entre le Verdon et le Cap Ferret, la côte girondine sur toute sa longueur du nord au sud. Avec l'odeur des pins et le vent de l'ocean, un régal...
Avant de vous laisser courir au milieu de ces mots nocturnes, j'ai aussi une grosse pensée pour mon copain d'enfance Denis, océanographe, tragiquement disparu en juin dernier lors d'une campagne de mesures dans des baïnes landaises et pour mon ami Michel, planétologue, coureur de comètes et diseur de cieux parti il y a deux ans mais qui s'obstine encore à prendre mes foulées. Le périple qui suit m'a souvent ramené près d'eux.
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Mini Mil Kil 2009 : J'ai couru au milieu des étoiles
Sur la route de la Badwater 2010, la Mini Mil Kil (200km entre Rodez et Sète, 3200m de dénivelé positif cumulé) s'est imposée comme passage obligé par sa ressemblance à des milliers de kilomètres de la Death Valley. Et en cette fin août, la météo va être notre alliée. En faisant grimper très haut le mercure des thermomètres, elle va transformer ce qui aurait pu n'être qu'une simple balade en une véritable répétition générale, chaleur et difficultés du parcours comprises. Plus de 26 heures d'efforts vont couvrir de succès cette aventure partagée empreinte d'humanité et de bonheurs simples. Comme un rêve éveillé dans une nuit d'étoiles...
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24 heures de Lombez 2008 : Toto ? Il court derrière l'église
Dimanche 28 septembre 2008, 10 heures. Partout en France, des coureurs d'ultra devenus boiteux rentrent d'un pèlerinage aux 100 kilomètres de Millau. En fidèle de cette épreuve, je devrais en être. Mais non.
Face à la halle et la cathédrale de Lombez, la place aux briques rouges éclate dans le soleil de l'automne. Michel, l'organisateur d'une épreuve de 24 heures superbe d'humanité, éclate en sanglots dans mes bras. Je ne vaux pas mieux. La fatigue sans doute. C'est sûr, même. Les émotions aussi. Peut être... Sûrement en fait. Mais je suis fort alors je ne peux pas avouer que ma gorge se tord, m'étrangle. Pensez donc, je viens de remporter mon premier ultra. C'est sûr je suis fort. Hé, j'vais pas fondre en larmes, me mettre en poudre. Pas là, pas maintenant. J'attends ces secondes de légèreté depuis des siècles, des bornes, depuis des nuits de rêves, de cauchemars d'échecs aussi parfois.
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