100km de Saint-Estève 2005 en ... tranches de vie
La fin de l'année approche, une année curieuse, dense, riche, contrastée, parfois éprouvante et qui semble presque faire plus de quatre saisons et compter plus de nuits que de jours. Mais finalement, je veux penser que des journées inondées de soleil assurent un sentiment qui tanguent vers l'optimisme au gré de la pleine mer des « 340km et Fanette », des vagues familiales et des courants professionnels.
Bref, une année qui compte et qui symbolise plus qu'elle ne matérialise une étape dans ma vie de coureur. C'est ma trentième saison et malgré mon envie, j'ai du renoncer à Millau, mon repaire d'écorché courant, mon repère de coureur liquidateur d'angoisses.
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Naufrage à Millau 2003
1er septembre : le retour sur Toulouse et au travail se passe bien. Millau arrive à grands pas. Ce sera mon 7eme et si tout se passe bien mon dernier. Me préparer correctement pour une telle course et mener de front vies familiale & professionnelle devient compliqué... J'ai fait de bonnes sorties "chez moi" à Lacanau sur des parcours de rêves. 28 ans que j'y cours et toujours autant de plaisir(s) et d'émotion(s). A chaque fois, j'y mesure la chance que j'ai à y courir libre, heureux, sans soucis et en bonne santé. Je pense aussi souvent à des amis, des parents qui sont partis ou loin et qui me manquent. Et puis toujours je me souviens de mon enfance à courir avec mon père que j'admirais plus que tout, qui courait des 100 kms... Son premier, c'était Belvès 77, j'allais avoir 10 ans et à son retour je me souviens qu'il avait pris un bain et que j'avais regardé "ce héros" avec les marques d'un bronzage à travers le maillot à résilles "Ron Hill" que tous portaient. Mes idoles s'appelaient Cottereau, Le Potier, Gennari, Brengues... J'avais l'impression que mon père revenait d'un endroit dangereux et incertain. J'en rêvais.
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Aulnat 2007 : Parenthèse enchantée en Circadie
Le dimanche 23 septembre 2007, je foulais avec mon comparse Sylvain la plage du Cap Ferret à l'issue d'une magnifique nuit d'échappée belle au travers de « mes » forêts. Encore la tête dans ces étoiles, j'écrivais quelques deux soirs plus tard :
« On raconte parfois qu'il y a trois personnes en nous. Celle que l'on voudrait être, celle que l'on croit être et celle que l'on est vraiment. Je me fiche de la dernière. Je peux à cet instant me regarder en face, dans mon miroir intérieur. L'eau du miroir est redevenue claire. Je suis apaisé. Celui que je rêve d'être et celui que je crois être ne renvoient qu'un reflet. Laissez moi encore rêver...(.) Subsiste surtout au fond de moi une envie d'aller voir plus loin. Courir plus longtemps pour ouvrir d'autres portes en découvrir en moi d'autres espaces. Le corps est une machine extraordinaire, détentrice de ressources incroyables, capable de choses que l'on pensait infaisables. Le corps peut tout cela. Mais il faut aussi avoir la sagesse d'écouter ce corps, trouver son équilibre, se mettre en harmonie. Vastes programmes, belles perspectives. »
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